Les jardins de Calude

Mes poèmes, mes écrits, mes artistes préférés, mes citations favorites, mes créations, mes coups de gueule et mes coups de coeur...

14 novembre 2009

MES NUITS SANS BRAD PITT

bradpitt

Toutes les nuits, je pense à lui,
et me fais petite souris
pour me faufiler dans le lit
d'un garçon né au Missouri.

Cet ancien acteur de Dallas
m'a laissé dans le coeur la trace
d'un bel homme au teint basané,
ayant tout d'un jeune premier.

Il neigeait tant sur Berverly
cette nuit-là que dans mon lit,
je me chauffais contre son corps,
en priant Dieu qu'il reste encore...

Mais il a fui en auto-stop
sans terminer son escalope,
je l'ai gardée en souvenir,
pensant qu'il allait revenir,

j'oubliais, mais j'étais  sincère,
qu'au  milieu coule une rivière
et que ses rêves bucoliques,
allaient briser mon rêve unique,

tantôt tueur, tantôt gangster,
de loin, je suivais sa carrière,
mais ce qui fut pour moi  le pire,
c'est quand il joua les vampires...

J'ai bien cru retrouver mon homme
quand le le vis,  un soir d'automne,
mon bel amant au regard tendre
mais ce n'était qu'une légende.

Quand il partit pour le Tibet,
j'ai cru mourir tant je l'aimais
sept ans, c'est long quand on attend
à sangloter sur son divan !

J'appris qu'il s'était marié,
en l'an deux mille ou juste après
une certaine Jennifer
qui sut bien mieux que moi lui plaire.

Mais l'idylle point ne dura
après, ce fut Angélina,
qu'est-ce qu'elle avait donc, elle aussi
pour qu'il la trouve si Jolie ?

Moi je sais qu'il me reviendra
car les acteurs, ils sont  comme ça,
un jour c'est l'une, un soir c'est autre
et moi, comm' je suis bon apôtre

il peut compter sur mon pardon,
il peut rentrer à la maison
sans que je lui fasse des scènes
ni sur lui décharge ma haine !

J'adopterai tous ses enfants,
les noirs, les jaunes et les blancs
et enlacés comme autrefois
on se fera not' cinéma.

 

cloclo, 14 novembre 2009


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la citation du jour

racisme

Il y a deux catégories de Français :

ceux qui disent qu'il y a deux

catégories de Français,

et puis il y a les autres.

(Charles De Gaulle)


à méditer...

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13 novembre 2009

LES DOUCES SOLITUDES

solitude01

Lorsque l'amour en fuite
lesté de ses aumônes,
n'habite plus nos nuits
ni chacun de  nos corps,

quand le poids des sanglots
est plus lourd que les mots,
quand les regards s'évitent,
quand les coeurs se déchirent,

que faire d'autre aujourd'hui
sinon traquer l'ennui
des implacables automnes
et des mornes hivers ?

Désapprendre nos gestes,
détricoter nos vies,
en découdre les fils,
inventer d'autres points,

des jours, des fantaisies,
deux ou trois mailles en l'air,
que nos âmes s'aèrent,
à l'endroit, à l'envers,

pour des nuits apaisées
faire si nécessaire,
le vide autour de soi
pour mieux se retrouver,

être à nouveau soi-même,
savoir se reconnaître,
apprivoiser ses doutes,
de soi être à l' écoute,

s'aimer sans se haïr,
redécouvrir son corps,
remodeler sa vie,
conjurer tous les sorts,

refuser les carcans,
tuer les habitudes,
chérir ses libertés,
avoir pour certitude

que la vie recommence,
qu'on va pouvoir  goûter
au sein du grand silence
et du temps arrêté

l'entière plénitude
des douces solitudes.

cloclo

Solitude04

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12 novembre 2009

JE CRAQUE

lit

Je ne le fais jamais, je le retrouve le soir  en l'état où je l'ai laissé le matin. Torturé, froissé, entortillé, roulé en boule,  enchevêtré, informe, je devine parfois en lui comme un reproche : alors, pour m'humilier,  ses yeux tentent au mieux de se déplisser, ses paupières de se retendre, et son ventre s'escrime en de vains gonflements, je sens qu'il ne  sortira pas indemne d'une telle situation. Il y laissera des plumes, c'est certain. Et moi avec.

J'aime les lits défaits, les lits qui laissent la trace de leur occupation, qui parlent encore dans le silence des petits matins, mais avec des mots authentiques, appropriés, qui disent juste ce qu'il faut dire, et pas plus, des lits discrets, pas trop curieux, qui prennent des airs détachés, voire indifférents, notamment les  jours  de visite.

Le mien, c'est tout l'inverse. C'est un maniaque doublé d'un fouineur. Chaque matin, il me tient tête, me casse les pieds, tente  de me soutirer un mot, une confidence qui lui aurait échappé la veille ou au cours de la nuit. Quand je suis seule,   que je me tourne et me retourne sur lui sans pouvoir m'endormir, je devine ses récriminations et ses griefs à mon endroit. Il me reproche notamment mon désordre et mon manque de soin à son égard. Il aimerait que je le bichonne, le borde, le cajole, le mignotte, et surtout que je dorme d'une traite toute la nuit en chien de fusil, sans bouger et sans me retourner sans cesse, que j'arrête de me lever à tout bout de champ pour aller boire un verre, regarder l'heure ou
reprendre un livre commencé la veille. Ce qui pour moi est impossible.

Je le suspecte aussi parfois de ricaner derrière mon dos, de se faire ses petites réflexions du genre : " tiens, ça t'apprendra à être seule, bien fait pour toi si tu ne sais pas garder quelqu'un plus de trois mois ! Mais ça n'est pas une raison pour passer tes nerfs sur ma pomme  !"

Quand mon compagnon du moment me rejoint, c'est une autre paire de manches, je devine aussitôt sa colère et sa contrariété de nous entendre rire, nous ébattre, chanter, hurler, sauter sur lui et O anathème suprême, jouer comme des gamins avec SON traversin et SES oreillers. Un égocentrique doublé d'un jaloux. Oui, car Monsieur, en plus de tous ses défauts, est également possessif : je suis sa chose ( même  imparfaite) et il déteste me partager avec un autre.

L'autre soir, il nous a même fait une grosse colère ! Il est sorti de ses gonds, le sommier a cédé, le matelas a suivi et nous nous sommes retrouvés tous les trois par terre. Ah ! ce qu'on a ri, Lulu et moi ! Lui, pas ! Il nous a fait la gueule tout le reste de la nuit, même si, pour apaiser sa colère, nous avons migré  sur la moquette en lui empruntant la couette.

Depuis ce jour, il nous en veut à mort, surtout lorsque  Lulu a claironné bien haut : "Je pense qu'il faudra bientôt le changer, ce fichu lit, ou nous allons nous rompre les os très prochainement ".

Je réfléchis encore un peu, c'est vrai que j'y étais tout de même attachée, à cette chère chose, depuis 20 ans que nous cohabitions, avec des hauts et des bas, c'est certain, mais, somme toute, on ne s'en sortait pas si mal, tous les deux, hein,  mon vieux Canard ?

NB. Je l'appelle Canard quand je veux me l'approprier et le mettre dans ma poche, il me fait alors les yeux doux comme
personne,  se love contre moi de toute sa largeur, m'offre sans restriction ses plumes et ses satins, ses nuits calmes et ses parfums,  alors, là, inutile de vous le dire, comme lui : 

JE CRAQUE !!

PS. J'adore les lits -fouillis, les lits -fatras, les lits pêle-mêle, les lits - souk, et pas les lits tirés à quatre épingles, ceux qui font leur pimbêche, leur chochote, leur Rambo, leur 16°,  j'aime pas les lits bling-bling, au carré, au cordeau, les lits - limande ou les lits-sole, j'aime les lits tourmentés, vivants, avec des creux et des bosses, avec des dos d'âne, des "chaussée déformée" , des pentes à 40% , des "attention travaux",  des "circulation difficile".   Je hais  les lits-déserts, les lits mer d'huile, les lits ciel étoilé, les lits nuit de Chine,  les lits qui n'ont rien à dire, rien à apprendre et surtout rien à retenir. J'aime les lits-souvenir,  les lits bavards, qui parlent pour leurs occupants, et même en leur absence, qui ont une histoire à raconter, à inventer, à vivre, à rêver... Voilà les lits que j'aime et voilà pourquoi je "craque" pour le mien. Parce qu'il est tout cela et encore bien davantage.

cloclo

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11 novembre 2009

11 novembre fleuri

J'ai pris cette photo d'un hibiscus bicolore qui a fleuri ce matin dans ma véranda. Il est vraiment très beau. J'ai fait un petit montage sympa. Bonne journée à tous, malgré la grisaille ambiance, le soleil est dans les coeurs...cloclo

hibiscus

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08 novembre 2009

SI TU VEUX...

baiserenfant

Si tu veux,
on pourrait :

bien les recommencer,
nos beaux jours d'autrefois,
nos jeux et nos chansons,
nos mépris des saisons,
celui du temps qui passe,
partager une glace,
s'étriper à nouveau
pour un bout de gâteau,
pour une friandise
ou pour quelques cerises
si tu veux...

Si tu veux,
on pourrait :

retourner à l'école,
expédier nos cartables
sur un coin de trottoir,
faire deux heures de colle,
s'enfermer dans le noir,
jouer à l'infirmière
ou au prince charmant,
revivre nos hivers
et nos jeunes printemps
si tu veux...

Si tu veux,
on pourrait :

retrouver nos émois,
nos naissantes amours
et nos premières fois,
s'embrasser comme avant,
en fermant bien les yeux,
prendre des airs timides,
s'effleurer de nos doigts,
prolonger le désir,
s'aimer sans se le dire
si tu veux...

Si tu veux,
on pourrait :

prendre nos vies en main,
balayer nos querelles,
changer nos  habitudes,
remblayer le chemin
de nos incertitudes,
se souvenir des liens
qui nous rendaient solides,
se tourner vers demain
sans renier hier, 
redevenir enfants,
en un élan sincère,
se rejouer la scène
de nos amours d'antan.

Si tu veux...

© cloclo, 8 novembre 2009

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07 novembre 2009

MON AMOUR

olbinski05
tableau d'Oblinski

Il suffirait d'un rien,
oui, vraiment pas grand-chos
e,
 pour qu'un souffle devienne
cet air que je respire,
pour qu’un soupir se prenne
aux rets de l’avenir,
pour que la  plume au vent

se croie oiseau d'azur,

pour qu'une mèche d'or
se dise chevelure,
un déclin  un essor,
une pierre un trésor,
une fleur un jardin,
et l'épine une rose...

Deux simples petits mots
qui se feraient roman,
deux fines gouttes d'eau
fleuve ou encore océan
et qu'un rayon timide
de ton soleil radieux
me submerge et me noie
et me brûle à jamais.

© cloclo, 7 novembre 2009

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04 novembre 2009

TRANSPORTS...

Un mot bien singulier que ce mot transport. Il signifie communément : déplacement d'un objet, d'une marchandise, d'une personne ou d 'un groupe de personnes d'un lieu à un autre.

Mais au pluriel, entre autres, il signifie : sentiments passionnés pour une personne.

En gros, rien que du positif : un mot qui devrait nous satisfaire tous, au singulier comme au pluriel !

QUELQUES EXEMPLES DE TRANSPORTS EFFICACES à l'étranger  :

bagages03

bagaes02



bagages_04

ou encore...


bagages06

bagages04

bagages08

tap_tap05

En France, rassurons nous nous avons des Transports en commun modernes,  nombreux, réguliers, non surchargés, et depuis peu, très surveillés. En effet, je viens d'apprendre que les usagers de la ligne 303 en région parisienne bénéficiait depuis peu d'un traitement de faveur : pas moins de six policiers pour les accompagner à l'intérieur à chaque voyage et un fourgon de police qui les suit en permanence. Et ceci, sans supplément de prix. QUELLE CHANCE !

Un sort habituelleemnt réservé aux grands de ce monde, aux people, aux vedettes,  aux VIP.  Mais de quoi se plaint-on donc en France ? Arrêtons de jeter l'anathème sur nos gouvernants qui nous encadrent, nous protègent, nous surveillent, nous canalisent en permanence !


Moi je dis : merci, Monsieur SARKOSY !!

Je suis transportée d'aise à l'idée d'une aussi bonne initiative et j'espère que vous allez vite l'étendre à la région lorraine et particulièrement sur la ligne 634 que je prends régulièrement, à mes risques  et périls !!




police

MON RÊVE !!!

escorte

Lire l'article entier du Parisien du 3 novembre :

 Depuis quelques semaines, les usagers de la ligne de bus 303 sont escortés tantôt par des policiers, des gendarmes ou des CRS. Cette ligne de bus dessert les deux cités difficiles et rivales de Bondy et Villemomble.
Le 9 septembre, un bus a été caillassé et il y a eu des agressions.

Ces incidents se sont traduits par une déviation temporaire de la ligne, pénalisant ainsi tous les habitants du quartier de la Sablière, à Villemomble.


Après le caillassage du bus 303, le député-maire de Villemomble, Patrice Calméjane (), a organisé une réunion avec la préfecture et la RATP pour trouver une solution. La situation était d’autant plus critique qu’en avril dernier, un coup de feu avait été tiré sur un bus de la même ligne et au même endroit. Le bus en question était rempli de jeunes Bondynois

de haches partis pour en découdre avec la cité rivale…


Un bilan chaque semaine

A l’issue de cette réunion, un programme de travail a donc été établi. La RATP se charge de la prévention dans les quartiers en allant à la rencontre des habitants et mobilise son service de sécurité interne. De son côté, la préfecture assure la sécurisation de la ligne en escortant les bus avec des fourgons. Les forces de l’ordre accompagnent ainsi le bus de Bobigny à Noisy-le-Grand.
Une initiative rendue possible par la mise en place d’un nouveau service de police régionale des transports routiers, chargé justement de fournir des renforts dans ce type de situation.
Un bilan hebdomadaire est réalisé par les deux entités pour ajuster les besoins. Si l’importance du dispositif s’est réduite depuis un mois, la plupart des bus restent escortés 7 jours sur 7, entre 16 heures et 22 heures.

Samedi dernier, des bus de la ligne 148 qui dessert notamment la cité des Tilleuls au Blanc-Mesnil, où ils ont été pris pour cible début octobre étaient également escortés par les forces de l’ordre. Pourtant, la RATP assure que le dispositif du bus 303 est unique en Ile-de-France.

Jean-Michel Gressard, directeur du centre bus RATP des bords de Marne, est pleinement satisfait de ce partenariat, évoquant « une clarté totale » entre la préfecture et la régie de transports en commun. Patrice Calméjane se félicite pour sa part que « le service soit assuré et que les lignes de bus soient sécurisées ».


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03 novembre 2009

La sardine n'a plus le moral

sardine_6

La sardine n'a plus le moral ! A force de se faire mettre en boîte et d 'encaisser les quolibets, de faire les frets de sarcasmes amers de ses collègues de la mer des  Sargasses, elle a décidé de se lever de son ban et de faire bande à part pour aller vivre  séant en solitaire la course du même nom dans les profondeurs du grand océan.

Mais que faire quand on est  une sardine isolée loin de ses amies clupéidés, en avez-vous l'idée, sinon pleurer ? La sardine pleure des larmes de sel , pourtant la mer est d'huile, ça devrait l'aider !

La sardine n'a plus le moral, elle n'a même plus la force de dîner ! Et croyez-moi, une sardine, même jeune, qui jeûne, ça n'est pas beau à voir ! Elle tâtonne
, tatillonne, reste atone entre les thons énormes, les anémones et les gorgones qui s'étonnent... Soudain, elle aperçoit au loin un sardinier qui jette au large ses filets. Passerai-je entre ses mailles ? soupire la belle argentée.

Les hommes crient : "un poisson à la mer !" La sardine étique pan
ique, puis se sent rassurée, elle est si fine et asséchée, personne ne songerait à la griller ! Soudain, juste derrière elle, surgit un énorme mérou au gros nez roux rayé. Plus de doute, c'est de lui que les hommes ont parlé. La sardine frétille de joie, se rengorge, bouge la queue comme un poisson rouge dans son bocal, et retrouve aussitôt le moral.

C'est à ce moment précis que le  gros mérou l'a avalée...

moralité : Victoire
ne faut  jamais s'empresser de crier
tant qu'on ne sait pas  d'où vient le danger


seconde moralité : retrouver le moral, pour une sardine
n'est pas vraiment toujours bon signe !

cloclo

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31 octobre 2009

Ca balance pas mal... à Londres

Le petit roi Sarko a besoin comme tous les petits rois, de rire et de s'amuser. C'est pourquoi il s'est rendu avec la reine Carla dans le grand château de la reine Zabeth, sa meilleure amie. Là-bas, il sait qu'il peut trouver un réconfort et l'assurance d'être entre de bonnes mains. Entre les deux, mon coeur balance...

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NOMINATION A L'EPAD

sarko_fils

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