Les jardins de Calude

25 mai 2012

AVANT-PREMIERE

Voici quelques photos de mon nouveau livre : LE PETIT CORSAIRE BLEU ET AUTRES SOUVENIRS. préface de Jacques Salomé (eh oui, on ne se refuse rien !)  Je compte faire bientôt un site qui regroupe mes productions et en parler un peu plus en détails. En gros, ce sont mes souvenirs d'enfance dans les Vosges vers l'âge de 10-11 ans, 275 pages, un cahier de photos central (40 photos). J'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que moi à l'écrire. Il est en vente au prix de 15 euros + 4 euros de port pour ceux qui sont un peu loin de moi ! Il suffit de me contacter par l'intermédiaire de ce blog et c'est tout. Tradition oblige, ma fille a mémorisé sur la pellicule le déballage du premier carton... reste à stocker toutes ces jolies choses, ce qui n'est pas une mince affaire...Bon, espérons que ce nouveau bébé trouve très vite de gentils parents adoptifs; Bonne journée à tous, je reviens vers vous dès que je me suis débarrassée de mes problèmes d'impôts et autres corvées urgentes. Je ne vous oublie pas. cloclo

 

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21 mai 2012

Cadeau d'anniversaire

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Offrir un cadeau à une femme est toujours une opération délicate. A moins que d’être milliardaire ou PDG et de pouvoir satisfaire les besoins les plus élémentaires de sa moitié, par exemple lui offrir la modeste rivière de diamants qu’elle a aperçue l’autre jour à la vitrine de chez Cartier, et qui irait si bien avec le petit tailleur banane très tendance qu’elle s’est offert récemment, je ne vois pas ce que je peux faire pour elle.

De rivière, pas question, de toute manière, je suis à sec, et l’état de mes finances ressemble plus à un oued marocain qu’à la haute vallée du Nil en période de crues. De toute manière, elle n’est jamais contente, quoi que je fasse, ce n’est jamais assez et surtout,  j’ai toujours fait le mauvais choix.

- Encore un déshabillé violine, tu m’as déjà offert le même l’année dernière, mon pauvre Maurice, mais ce n’est plus la mode depuis longtemps. Et puis, je te signale que ce n’est pas l’anniversaire de ta mère, mais le mien ! 

- Encore des fleurs, toujours des fleurs, je t’ai déjà dit que j’ai horreur des fleurs coupées, ça ne tient pas dans les vases et ça sent mauvais 

- Un robot multi fonctions !! Tu sais bien que je déteste faire de la cuisine « électrique », j’en ai déjà deux au grenier, plus celui de ta sœur l’année dernière, ça fait trois !  etc… etc…

Edmonde et moi, on s’aime bien, ou plutôt on se supporte, après 30 ans de mariage, il faut bien reconnaître que ce n’est plus pareil, on se connaît trop bien, moi avec mes défauts, mon égoïsme et mes petits bobos que j’ai tendance à transformer régulièrement en mal incurable. Elle, qui ne me laisse pas respirer, me surveille du coin de l’oeil et ne me laisse pas tranquille deux minutes sans hurler dans tous les coins de la maison, voire les plus reculés : Maurice !!! Où es-tu donc encore passé ? Elle croit que je ne l’entends pas, mais avec sa voix de stentor, je veux dire de sourde qui s’ignore, elle me casse les oreilles à longueur de journée. Moi, ce que j’aimerais trouver, c’est un moyen de la faire taire ne serait-ce que cinq minutes d’affilée.

- Tu vois, ce qui me ferait plaisir, c’est un petit voyage à Venise, en amoureux, une petite semaine, ça nous ferait du bien, tu ne penses pas ? Et puis, comme ça, tu profiterais aussi de MON cadeau ? 

-  Mais Edmonde, tu sais bien que mes finances actuelles…ma petite retraite ne me permettent pas de faire de telles folies…

-  Demande donc à ta mère, elle qui est pleine aux as, et qui a de quoi t’en payer un toutes les semaines, des voyages à Venise… 

Bien sûr que j’aimerais l’emmener à Venise, mon Edmonde, bien que nous ayons dépassé depuis longtemps l’âge des effusions romantiques et passionnées telles qu’on les imagine dans cette ville de rêve…Mais cela nous changerait de notre train-train habituel et obligerait mon épouse à s’intéresser à autre chose qu’à son petit intérieur bien rangé et à son petit chien de compagnie (qu’elle a appelé Collins, ce qui me permet, à chaque fois que je le trouve sur mon chemin, de lui crier, en lui fichant au besoin un petit coup de pied discret : allez, file, Collins, ce qui ne fait rire que moi)

Ma mère a eu un mouvement de recul à ma demande, je lui ai dit que j’essaierais de la rembourser quand mes finances se seraient améliorées ; elle a fini par céder et nous voici embarqués tous deux sur un vaporetto qui nous conduit droit su la place la plus célèbre d’Italie. Edmonde, si bavarde d’habitude, reste muette devant ce spectacle, si inattendu, si grandiose, émerveillée de voir tout ce trafic sur la lagune, des frêles gondoles aux énormes bateaux de croisière, tout la surprend et la ravit, je lis à la fois sur son regard de l’étonnement, du ravissement et beaucoup d’admiration pour cette belle ville.

Au pont du Rialto, sur le grand Canal, nous avons vu beaucoup de boutiques, des verres de Murano, des éventails, des ombrelles de dentelle blanche pour lesquelles elle a failli craquer. Et des masques, des masques, des milliers de masques, grimaçants, heureux, énigmatiques, menaçants, gracieux, toute une panoplie qui nous offrait d’un seul regard, étalée dans la vitrine,  la vision globale de l’humanité, faite de rires, de chagrins, de drames et d’imprévu. J’ai dit à Edmonde, choisis celui que tu veux, elle a pris celui du milieu, qui lui donnait une allure altière, majestueuse, j’ai tout à coup redécouvert une Edmonde rajeunie de 30 ans, embellie, une Edmonde un peu comme par le passé, au temps où elle aguichait encore les hommes. Une Edmonde débarrassée tout à coup de tous ses soucis, de tous les handicaps et petits inconvénients liés à l’âge. Une beauté un peu figée, certes, mais qui transcendait et gommait tout à coup l’idée du temps qui dégrade, détruit, détériore  jusqu’au délitement final, phobie que nous avons tous, nous les anciens, même sans l’avouer, logée quelque part dans un coin de notre tête.

Sur la gondole, elle a remis le masque pour faire plus couleur locale. Ensuite, elle a voulu parler, mais  j’ai dit : Edmonde, essaie de jouer ton rôle jusqu’au bout,  tente de te débarrasser pour une fois de ta petite fonction de ménagère retraitée un peu étriquée et ordinaire, celle d’un  masque, c’est avant tout de jouer un rôle autre que le sien, un rôle noble, c’est de vouloir dissimuler son identité propre derrière une image étrangère à ce que l’on est vraiment, c’est pourquoi le Silence est de RIGUEUR, O-BLI-GA-TOI-RE, tu dois te taire, tu dois rester muette… je sais, tu vas avoir beaucoup de mal, mais cela vaut tout de même le coup d’essayer, non ?

Je ne sais pas pourquoi, mais elle l’a mal pris, elle a attrapé le masque et l’a jeté rageusement dans l’eau. Pourtant, je ne voulais pas la blesser, je voulais juste lui rappeler le rôle essentiel de cet accessoire ! Un peu d’histoire, dans ce pays qui en est tant chargé,  ça ne fait pas de mal, non ? A partir de là, je n’ai plus entendu le son de sa voix, jusqu’à la descente devant notre hôtel. Je n’ai jamais su si elle avait apprécié cette petite balade le long des multiples canaux et ponts de Venise. Le lendemain, elle a manifesté le désir de rentrer à la maison au plus vite pour retrouver ses bonnes et vieilles habitudes.  Et sa faculté de s’exprimer comme bon lui semble, où et quand elle le désire.

Décidément, les femmes sont bien compliquées, je pense que l’on n’est pas prêt d’y retourner, à Venise ! Je crois surtout que nous n’avons pas, l’un et l’autre, la même conception du Carnaval !

cloclo

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20 mai 2012

glaçons printaniers

Hier après-midi, mini tempête et chute impressionnante de grêlons dans mon jardin, l'effet esthétique est très réussi, mais ça donne froid dans le dos ! Miracle , le beau temps est revenu pour le grand spectacle des chorales étrangères, hier soir, sur la place STAN, 12 chorales de nationalités différentes, totues aussi remarquables les unes que les autres. La meilleure, l'ARGENTINE avec son interprétation magistrale de la Misa Criola (extraits). Une belle manifestation qui rassemble tous les amoureux de chant (dont je suis). Reprise en finale de l'hymne du Festival : CHANTER... que la foule (nombreuse) a entonné en choeur sans se faire prier... Rendez-vous dans deux ans pour cette belle manifestation due en partie à l'accueil des participants par les chorales de Nancy et de banlieue...BRAVO A TOUS !!

 

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PS Ne m'en veuillez pas si je suis moins présente actuellement, j'ai une foule de choses urgentes à faire avant la fin du mois. D'autre part, je reçois mon nouveau livre mardi, je vous en parlerai plus longuement bientôt. Bon dimanche à tout le monde.

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15 mai 2012

Une beauté toute relative

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J’ai dit qu’elle était blonde. Non pas de ce blond bébête qu’on voit aux personnages des chromos, non, d’un blond chaud, intelligent, pas le blond de tout le monde, quoi ! Un blond doux, naturel, avec des reflets de métal, c’est cela, du métal ! Un blond cendré, ou légèrement saupoudré d’or, peut-être aussi, avec quelques pointes de roux, j’hésite, ou alors très légères, un soupçon, juste un soupçon,  je crois.

 Il faut dire qu’avec cette lumière tamisée, on ne se rendait pas bien compte. Peut-être était-elle brune, après tout, comme tant d’autres !

Les prunelles ne sont pas aussi bleues que ce blond l’exigerait. Non ! Elles sont… imaginez le vert transparent des glaciers sous le soleil. Voilà ce qu’elles sont. En mieux, bien entendu. En plus chaud, surtout ! Mais tout de même, en y regardant bien… On y décèlerait un peu de bleu, dans cette pupille dilatée, qui vous transperce, qui vous dévisage, qui vous pénètre, dans ce regard troublant qui met tous vos sens à l’envers ! Bleu, pas vraiment bleu non plus, plutôt pervenche, avec une poussière d’or au milieu, étonnants, ces yeux, en tout cas uniques, très personnels. Pervenche ou lavande, oui, voilà le mot, lavande, c’est joli, le bleu lavande. Cela sied parfaitement, je crois,  à la beauté d’une femme. Et un rien malicieux, avec une sorte de réserve et d’embarras, pudiques, voire  timides, souvent baissés.

 En fait, je n’ai pas vu son regard, il restait fixé sur son magazine, je l’ai  guettée pendant de longues minutes, avec l’espoir qu’elle lèverait au moins une fois les yeux sur moi, ce qu’elle n’a pas fait.

Et ce sourire, si pur, si beau, si enfantin,  si naturel. Un sourire entre le bleu de l’enfance et celui du ciel, un sourire adressé dans la glace à un ange, c’est-à-dire un autre elle-même. Un sourire intérieur, qui ne se décline pas à l’imparfait, mais se situe dans les sphères oniriques d’une Perfection extraterrestre et quasi surnaturelle.  A un moment, elle a sorti son rouge à lèvres, pour habiller son rire d’un peu des nuances d’ici-bas et inviter sans doute le monde à un brusque retour sur la terre. Elle  a plissé légèrement son front, porté ses lèvres en avant dans une moue enfantine un peu figée, mais au demeurant tellement naïve, tellement charmante. Elle a concentré son regard sur le petit face à main qu’elle venait d’extirper de son sac, et dans un geste sûr, précis, a redonné de la couleur à sa jolie bouche pâlie.

 Mais de sourire, point, ou si léger, peut-être au serveur quand il a ramassé le pourboire, et encore…

Si quelqu’un peut avoir sur terre une voix aussi belle, aussi assurée, tout en restant mélodieuse, cristalline, c’est bien elle. Un mélange de mezzo-soprano mâtiné de pointes aigues alternant avec les plus basses, unique, incroyable, incomparable. Elle a dû prendre des cours de chant toute sa vie, c’est sûr, pour toucher à une telle perfection ! Allant des modulations graves aux plus hautes tonalités frôlant le contre-ut avec une facilité désarmante, extraordinaire. Un talent dans les demi-teintes, tout en nuances, des crescendos maîtrisés au plus haut point, des diminuendo à vous couper le souffle, pour atteindre enfin la quintessence d’un murmure assez proche du silence. Jamais, de toute ma vie, je n’ai entendu une chose pareille !

En fait, le son de sa voix, je ne l’ai pas perçu, j’étais trop loin d’elle, et le brouhaha incessant de la salle ne m’y autorisait pas, d’ailleurs.

Pour tout vous dire,  cette merveille de la nature, je l’ai rencontrée au bar du coin un soir de blues d’une vie trop solitaire où je cherchais désespérément l’âme sœur, et où mon esprit vacant avait tendance à se remplir des élucubrations et des chimères propres à mon espèce, qui place souvent très haut et sur un piédestal des beautés figées et marmoréennes qu’ils sont prêts à déboulonner à la première occasion, pour les remplacer par des rêves statufiés du même acabit, mais qu’ils estiment pouvoir être LES SEULS à sortir de leur état de pierre pour leur donner la Vie. Et si possible à les ériger (provisoirement, durablement ?) sur leur propre place publique. Et accessoirement à les étendre dans leur lit, ce qui n'est pas la position idéale pour une statue.


La bataille n’était pas gagnée. Ma beauté éphémère était toujours assise à quelques tables de moi, si désirable, si ravissante dans sa petite jupe (ou pantalon Chanel ?). Elle lisait une revue en sirotant un Coca (Ice Tea ?). Au bout d’un moment, elle s’est levée, a payé et est partie sans vraiment me regarder (ou alors ce fut un regard très très furtif ). Je l’ai suivie jusqu’à la porte avec l’espoir fou qu’elle se retournerait et me remarquerait enfin. Ce qu’elle n’a  pas fait. Mais je n’ai toujours pas osé lui adresser la parole.

Depuis ce jour,  son souvenir me poursuit et me hante sans cesse, sans cesse je tente de recomposer son image, de me remémorer ses traits,  son regard, sa silhouette. Jamais je n’oublierai  ses formes frêles (ou pleines ?), ses longs cheveux défaits retombant en cascades sur son cou (ou coiffés en chignon ?), sa voix grave aux aigus exquis, ses yeux bleu-vert-lavande-pervenche, sa prestance, sa beauté parfaite que les jaloux et les mauvaises langues qualifieraient sans doute, en m'écoutant la décrire,  d’approximative et somme toute, de  bien relative…


cloclo

 


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14 mai 2012

après les orchidées, les iris, bientôt les pivoines...

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10 mai 2012

Orchidée du soir, espoir...

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Dommage que je ne puisse télécharger l'odeur !!

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06 mai 2012

JE VOTE

 

Je vote pour une vie vraie, simple et authentique,
loin de l’attrait des richesses,
loin des trésors factices et thésaurisateurs,
je vote pour un visage épanoui,
un regard clair et bleu même embué de larmes,
je vote pour la paix, pour le dépôt des armes,
l’ouverture des cœurs,
l’envie de faire le bien,
pour la soif du bonheur, pour que cesse la faim,
je vote pour une âme pleine,
lourde et chargée de promesses,
pour la beauté du jour,
ses cadeaux,  ses largesses,
pour la couleur des blés, pour l’envol d’un oiseau,
pour ces tout petits riens qui remplissent de joie
et comblent l’existence,
je vote pour mes frères, que je ne connais pas,
je vote pour l’ Amour, que je connais si bien,
qui loin de s’épuiser ne pourra que grandir,
je vote sans réserve pour mon avenir,
pour ce qu’il me sera donné de construire,
et d’élever par des mots la pensée,
le verbe, les silences féconds,
tout ce qui, enfoui en moi, n’aspire qu’à germer
et prospérer et croître encore un petit peu,
je vote pour des lieux semés de nos tendresses,
pour des moments trop courts, intenses et fusionnels,
pour des arbres solides qui resteront debout
malgré les coups de vent
et les fortes tempêtes,
je vote pour que la vie soit enfin une fête
universelle, unanime et pérenne
et dont aucun vivant, jamais,
 ne soit exclu.

 Cloclo, 6 mai 2012

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bon dimanche...

votez

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04 mai 2012

PETIT JEU

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La classe de 8° de Monsieur Montémont dans les années 50.

Petit jeu : amusez-vous à me chercher, celui qui trouve a gagné le gros lot.

Posté par plumeagile02 à 20:39 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
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02 mai 2012

VERTE CAMPAGNE

 

Encore un classique du genre, j'ai tenté le direct piano-chant, pas facile, mais bon, plus on s'exerce, mieux on réussit...

Posté par plumeagile02 à 08:24 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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